La renaissance de Détroit

La renaissance de Detroit. 

Les gratte-ciels arborent de nouveau les noms de multinationales, bars et restaurants branchés émergent : Detroit, berceau de l'industrie américaine, renaît de sa banqueroute et de l'effondrement du secteur automobile ayant entraîné un exode de ses habitants faute d'emplois.

Désormais, la circulation est dense au centre-ville, où les places de stationnement sont rares. Dans le quartier de Midtown, le gigantesque complexe sportif, Little Caesars Arena exploité par la société Olympia Entertainment, a été inauguré en septembre 2017. Les 60 loges VIP, dont le bail est de dix ans pour 3 millions de dollars, ont été louées en à peine plus d'un mois. Cette arène, dont la construction a coûté près de 900 millions de dollars, est l'épicentre d'événements culturels et sportifs dans la métropole de Detroit.

"Il y a actuellement à Detroit une dynamique qui n'existait pas avant", confie Tom Wilson, le PDG d'Olympia Entertainment.

Au nord-ouest, l'usine de 16 hectares de l'ancien constructeur Packard, laissée à l'abandon pendant des décennies, est en train d'être rénovée. C'est là qu'a été fabriqué le moteur d'avion Rolls Royce Merlin ayant équipé l'avion de chasse Mustang lors de la Seconde Guerre mondiale.

Pour repeupler le centre-ville, autrefois déserté, les constructions d'immeubles résidentiels foisonnent, tandis que les rénovations d'immeubles emblématiques se multiplient. "C'est un grand changement comparativement à il y a une décennie. Le taux d'occupation s'est envolé et les prix ont explosé", assure Sandy Baruah, président de la Chambre de commerce. Le déclin de la population s'est stabilisé : Detroit comptait environ 675 000 habitants en 2018.

Le milliardaire Dan Gilbert, propriétaire de l'équipe de basket les Cavaliers de Cleveland fait partie des "sauveurs". Ce natif de Detroit a investi, via ses sociétés Bedrock et Quick Loans, plus de 3,5 milliards de dollars en rachetant pour une bouchée de pain plus de 95 % des immeubles du centre-ville laissés à l'abandon. "Detroit était la Silicon Valley des années 50 et 60, ça m'est resté à l'esprit", raconte-t-il.

Diversifier son économie pour ne plus dépendre de l'automobile, tel est l'objectif de Detroit, qui se présente désormais comme un haut lieu des services liés à la mobilité, de développement des technologies associées à la finance et de la logistique.

Des incubateurs et pépinières d'entreprises ont investi les anciennes friches industrielles et une ligne de tramway de 5,3 km - la QLine - a été mise en service en septembre 2017.

Ces efforts ont contribué à une chute drastique du taux de chômage à Detroit, qui est désormais de 5 %, alors qu'il avait atteint un pic de 28 % en 2009.

La résussite économique est là. Detroit attire de nouveaux les capitaux et les travaux de construction foisonnent à travers toute la ville. Partout résonnent marteau-piqueurs, bulldozers et camions de chantier.

Les investisseurs du monde entier s'y ruent pour profiter des bonnes affaires engendrées par des prix de l'immobilier inférieurs à toutes les autres métropoles Nord-Américaines.

L'immobilier locatif offre dans cette ville des rendements allant jusqu'à 15 % selon les secteurs, alors qu'il n'est que de 6 % en moyenne en France, autant que dire que Detroit fait figure d'Eldorado.

Pourquoi ne pas profiter vous-aussi de cette aubaine économique tant qu'il en est encore temps ? Car du fait du renouveau économique fulgurant, les prix ont commencé à augmenter et ne seront pas éternellement inférieurs aux autres marchés immobiliers US.